Publié le 30 Mars 2010

Comme on le disait dans un article précédent, Kyoto est une ville à taille humaine, enfin... relativement... par rapport aux autres villes du Japon. C'est une ville avec des petits quartiers. Mais comme toute grosse ville où circulent des dizaines de miliers de personnes, il y a bien quelques grosses avenues avec plein de voies et une circulation d'autant plus déconcertante qu'ils roulent à gauche. Et quand il y a beaucoup de voies, ils roulent à gauche des voies de gauche, à gauche des voies du centre et à gauche des voies de droite, ce qui fait qu'ils roulent aussi à droite des voies de gauche et au milieu des voies de droite et de gauche... Et en même temps, ils se croisent à l'indienne s'ils tournent à droite ou avec la priorité à droite s'ils tournent à gauche...

avenue1 Une avenue à Kyoto

 

Mais tout ceci pourrait paraître bien triste s'il n'y avait pas la poésie des noms de ces avenues. Ecoutez plutôt:
- Oike Dori
- Jujo Dori
- Shijo Dori
- Shichi-jo Dori
- Karasuma Dori
- Oshikoji Dori
- Kita-Oji Dori
- Horikawa Dori
- Shichi-jo Dori
- Imadegawa Dori
- Maruta-Machi Dori
- Saigoku Highway
- et plein d'autres avec des noms encore plus longs.

 

avenue2

Une avenue à Kyoto


D'ailleurs, il semble que les japonais soient aussi très forts pour jouer au "nom de quartier le plus long". Il suffit de regarder un plan de Kyoto pour s'en convaincre. En plus, c'est assez bizarre parce que le sud de la ville semble beaucoup plus enclin à donner des noms à rallonge à ses quartiers. Par exemple, au nord de la gare centrale, on trouve:
- Inuicho
- Tomitacho
- Hanayacho
- Hachikencho
- Uchikochicho
- Tsutsuganecho
- Kamijuzuyacho
- Shihonmatsucho
- Nishimatsuyacho
- Higashimatsuyacho
- Higashitamamizucho
- Higashiwakamatsucho
- Higashiaburanokojicho
- Ushigasehayashinomotocho
- Ushigaseminaminohuchicho


C'est déjà pas mal, mais ça fait vraiment pâle figure devant ce qu'il y a au sud de la gare (certes, ce sont des noms composés, mais quand vous y habitez, il faut bien les retenir):


- Nishikujo Inmachi
- Fukakusa Shimogawaracho
- Nishikujo Kitanouchicho
- Higashikoju Nishisannocho
- Kamitoba Kitamura Yamacho
- Kisshoin Kannondominamicho
- Higashikujo Higashigoryocho
- Kamitoba Minaminawashirocho
- Yokooji Shimomisusatonouchi
- Kamitoba Minaminakanotsubocho
- Kisshoin Ishihara Higashinokuchi
- Shimotsubayashi Minamidaihannyacho
- Kisshoin Ishiharadonoushiro Nishimachi
- Momoyama Hashiba Chokichi Nishimachi
- Shimotsubayashi Higashishibanomiyacho

Juste pour comprendre la détresse que peut ressentir un touriste perdu qui doit demander son chemin à un japonais qui ne parle pas anglais, essayez de prononcer le dernier nom de cette liste d'une seule traite, en prenant l'accent japonais... pas facile, hein ?

Rédigé par J...

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Publié le 28 Mars 2010

A l'est de Kyoto, de l'autre côté de la rivière se trouve Gion, le quartier historique. Seul endroit préservé de la modernité, Gion vous replongerait presque deux cents ans en arrière. "Presque" parce que même si tout est fait pour ressembler au Japon d'antan, les taxis, les camionnettes de livraison, les dizaines d'agent de la circulation, les scooters, les panneaux indicateurs fléchés pour les touristes, les vélos et les gouttières en plastique vous rappellent perpétuellement que vous êtes dans un quartier plus touristique qu'historique.

Le quartier est très joli, les maisons sont très mignonnes. Les geishas affairées à leurs préparatifs quotidiens donnent certainement un "caché" à ce quartier, mais le charme ne prend pas: trop de bruit, trop de cris, trop de flashs, trop d'appareils photos...

gion1Hanamikoji Dori: la rue principale de Gion dans un moment calme.

ruegion1Une petite rue adjacente.

maison2Une maison typique du quartier.

temple12Yasaka holl

Rédigé par J...

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Publié le 28 Mars 2010

Le Japon est rempli de particularités et d'idiosyncrasies qui le rendent intéressant ou déconcertant. Face à la culture américaine dont il s'est imprégné au fil des décennies, le Japon a conservé son caractère unique et a même décidé pour le 21ème siècle de cultiver encore plus ces particularités. Et pour cela, le Japon mise (entre autres) sur les mangas. Inutile de faire un cours sur les mangas, il y a sufisamment de ressources sur internet pour vous mettre à jour si vous ne savez pas ce que c'est.

Par contre, ce qui est impressionnant au Japon, c'est que les mangas ne sont pas juste des BD ou des romans illustrés. Ils occupent une place beaucoup plus importante dans la culture. En Europe, les jeunes lisent des mangas. Au Japon, tout le monde lit des mangas, c'est transgénérationnel. Il y a des librairies spécifiques partout et ce sont des librairies de plusieurs étages. Avec à peu près tous les styles possibles: aventure, policier, science-fiction, robotisé, anticipation, eau de rose, érotique, pornographique... et tout ça dans un même magasin...

magasin mangasUn magasin de mangas et autres idiosyncrasies à Kyoto.

Cette photo représente un magasin spécialisé (un peu trop peut-être) dans le centre de Kyoto. Et pour que vous puissiez vous aussi faire la visite la prochaine fois que vous irez à Kyoto, voici le lien sur Google Street.

Donc, quand vous entrez dans ce magasin, au rez-de-chaussée, tout ressemble à une librairie. Vous trouvez des magazines classiques sur tout et rien, à gauche un rayon Tee-shirts, puis dans le fond des rayonnements de mangas. Comme ce n'est pas le premier magasin de mangas que vous traversez, vous continuez assez vite et vous arrivez au fond du magasin ou vous tombez sur une première surprise: un rayon fringues.

Tiens, mais que peut bien faire ce rayon dans une librairie ? Ce ne sont pas des habits de ville, ni des habits du dimanche... Ce sont des uniformes, des déguisements avec un petit goût de fétichisme surprenant. Trônant au milieu des mangas, un mannequin en taille réduite revêt un uniforme typique d'écolière japonaise: souliers noirs vernis, soquettes blanches, jupe plissée bleu marine, chemisier blanc, veste de collégienne. Oups... Suis-je dans le bon magasin ? Qui achète ça ? Pas de client en vue à part un jeune échevelé à la carrure de sumotori et à la tenue militaire...

Bon, continuons la visite puisqu'il semble y avoir des étages. Au pied de l'escalier roulant, les indications ne sont pas très claires concernant les surprises sur lesquelles on risque de tomber plus haut.

Premier étage: visiblement, ce ne sont que des rayonnements de DVD d'animes, des miliers de DVD...

Deuxième étage: plus l'escalier roulant avance, plus les posters sur les murs deviennent explicites. "Hello Kitty" a bien changé... Certes les posters sont floutés, mais elles ont l'air bien jeunes ces écolières, et leur petit uniforme bleu marine n'est surement pas conseillé pour faire la gymnastique qui semble les rendre si contentes... Tiens, elles font également de la gymnastique en équipe ? Ce n'est pas encore une discipline olympique, pourtant ? C'est peut-être une pub pour les jeux olympiques de Tokyo 2016 ? Visiblement, en arrivant à l'étage, le doute n'est plus permis, les jaquettes ne sont plus floutées. Il ne s'agissait pas d'une pub pour les jeux olympiques. Comme à l'étage du dessous, les rayons sont remplis de DVD où des écolières professionnelles s'atèlent à toutes sortes d'activités de leur jeune âge. Comme aux autres étages, le public est trans-générationnel: ados prépubères, adultes concentrés sur leur recherche du DVD qui va bien, vieillards sans doute égarés dans ce labyrinthe de fétichisme libertaire.

Japanese-style !

Rédigé par J...

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Publié le 28 Mars 2010

Autre bizarrerie de la deuxième puissance mondiale: les fils électriques en pleine ville. Si vous habitez en centre ville en Europe et que vous regardez par la fenêtre (allez-y, regardez!), vous voyez des antennes, des paraboles et des enseignes lumineuses mais pas de fils électriques. Si vous habitez en périphérie ou à la campagne, vous en voyez quelques-uns, mais surtout des cables téléphoniques. Par contre, au Japon, où que vous soyez, il y a des fils électriques partout. Des centaines, des milliers de fils électriques qui dessinent une grande toile d'araignée au dessus de votre tête. Comme si la ville était fréquentée par un Spiderman compulsif, désireux de prouver sa présence en laissant sa signature omniprésente.

Mais la crainte que vous pourriez éprouver à la vue de cette toile électrifiée n'est rien à côté des cauchemards que vous laissent entrevoir les énormes transformateurs qui jalonnent tous les 10 mètres ce réseau de la mort. Vus d'en bas, ces transformateurs ressemblent à des poubelles rouillées. Mais lorsque vous apprenez que ces trucs, placés 10 mètres au dessus de votre tête fragile, pèsent des dizaines de kilos et qu'ils sont entourés d'arêtes contondantes capables de se planter dans du béton, vous vous souvenez que le Japon est un pays à fort risque sismique et vous vous demandez ce qu'il se passerait si ce truc vous tombait dessus...

Vous vous remettez à peine de votre paranoia envers les cyclistes, que vous découvrez une nouvelle bonne raison de reprendre vos calments. Décidément, ce pays n'est pas fait pour vous !

fils electriquesUne rue normale au Japon avec ses fils électriques.

Rédigé par J...

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Publié le 28 Mars 2010

Si la ville de Kyoto a donné son nom au protocole de Kyoto, on peut espérer que ce n'est pas pour rien et que les 17 millions d'habitants de cette mégalopole (Kyoto-Osaka-Kobé) ont une conscience environnementale assez prononcée. On a déjà parlé ici-même de la propreté déconcertante de la voirie, mais ce n'est pas cela qui fait que l'air y est respirable. Et pourtant l'air à Kyoto et tout à fait respirable, même dans l'hypercentre.

C'est peut-être dû au fait que les Kyotoïtes pratiquent beaucoup le vélo, en tout cas beaucoup plus que la voiture. Là-bas, il n'y a pas de place pour construire des parkings à voiture et la plupart des rues sont trop étroites pour que deux voitures se croisent. Par contre, on peut facilement faire passer 5 ou 6 vélos de front. Donc les japonais ont choisi le vélo.

Le problème, c'est qu'ils ont tous choisi le vélo, et ca fait beaucoup beaucoup de vélos. Et pour la sécurité de tous ces cyclistes, les vélos ont des droits particuliers: dans les petites rues, il n'y a pas de trottoir, donc ils roulent partout. Et sur les grandes artères, ils roulent sur les trottoirs parce qu'il y a trop de circulation sur les voies principales. Quand il y a des pistes cyclables sur les trottoirs, ils les respectent. Mais souvent, elles ne sont pas assez larges, donc piétons et vélos se retrouvent mélangés. Et quand il n'y a pas de piste cyclable, c'est carrément le bordel. Il y a des vélos partout et des piétons partout, donc vous êtes à peu près sûr d'arriver au conflit, si ce n'est au contact. Bref, c'est l'enfer.

Au début, quand vous êtes touriste, vous ne savez pas que les vélos roulent partout, donc vous vous faites avoir une fois ou deux, puis vous commencez à faire attention. Vue la vitesse à laquelle ils roulent, vous commencez à flipper et vous développez une sorte de paranoïa: le moindre bruit qui ne ressemble pas à une voiture vous fait bondir et vous vous réfugiez au plus près du mur pour laisser passer l'hypothétique vélo que vous croyiez avoir entendu. Pas de bol, c'était un oiseau, pas un bruit de freinage.

Après quelques jours, vous avez acquis les réflexes minimalistes vous permettant de cohabiter en toute sécurité, vous ne voyez presque plus les vélos. Et là c'est le drame. Votre sérenité apparente n'est en fait qu'une façade qui va se fissurer au premier trottoir trop étroit. Le moment fatidique arrive forcément: il fait sombre, le trottoir est juste assez large que que vous croisiez sans encombre cette petite dame au cabat surchargé, mais un vélo arrive en face de vous et vous entendez un bruit de freinage d'urgence derrière vous... vous ne pourrez jamais passer à 4 en même temps...

Alors qui s'arrête, qui se range et qui passe ? Vous n'allez pas vous ranger, vous êtes un piéton ! La petite dame, non plus, car elle a en plus le bénéfice de l'âge ! Le vélo derrière vous a déjà du s'arrêter pour éviter le choc, donc ca, c'est fait. Et le vélo en face de vous n'a visiblement pas envie de freiner. Donc vous vous jetez sur le mur à défaut de pouvoir grimper dessus. Le vélo de devant passe, sans même faire broncher la petite dame. Tétanisé que vous êtes, vous laissez passer le vélo derrière vous et vous regardez abasourdi la petite dame passer en vous lançant un rictus moqueur...

Après ca, c'est décidé, vous haissez les vélos. Et vous ne vous pousserez plus pour les laisser passer. Ils n'ont qu'à bien se tenir: le premier qui vous frôlera un peu trop se prendra un coup de coude... ou un parapluie dans les rayons...

velosQuelques vélos garés devant une librairie de Kyoto.
Remarquez le parapluie blanc rangé sur le premier vélo au niveau de la roue arrière.

Rédigé par J...

Publié dans #général

Publié le 22 Mars 2010

Même si certains blogs vous démontreront par A+B que l'hygiène n'est pas forcément la première préoccupation des japonais, il est une chose indéniable: les rues sont nickel ! Plus propre que ça, c'est difficilement possible. Il y a deux raisons à cela.

Tout d'abord, les japonais ont pris l'habitude de ne rien jeter par terre: ils ont toujours un sac en plastique, un cendrier de poche ou quelque cachette secrète pour stocker leurs déchets de chaque instant plutôt que de les jeter par terre. Ensuite, il y a un nombre incroyable de personnes qui se chargent de l'entretien. S'il arrive en Europe qu'on croise parfois un technicien de l'entretien, un balayeur des rues ou un conducteur de super-aspirateur à brosses rotatives, on en croise 15 par jour au Japon, armés de leur pince à long manche tentant désespérement d'attraper cette miette que vous n'aviez même pas vue. Lui l'a vue et fera tout ce qui est en son pouvoir pour la faire disparaître à jamais: c'est une question d'honneur.

Si cette rencontre furtive avec l'homme à la pince articulée vous fait réfléchir quelques instants à la condition humaine, à l'abnégation, à l'humilité, au sacrifice et aux travaux forcés, elle vous fait encore plus réfléchir quand vous avez besoin de jeter quelquechose et que vous cherchez une poubelle. Bah oui ! L'homme à la pince, ce petit monsieur au dos cassé qui pourrait être votre père ou votre grand-père, n'a pas une situation enviable et, malgré votre désinvolture latine, vous ne voulez pas lui casser un peu plus le dos en jetant ce vieux chewing-gum par terre. Donc vous balayez l'horizon du regard à la recherche d'une poubelle. Une poubelle, ca ne doit pas être compliqué à trouver au Japon, hein ?

Et c'est là que vous découvrez une autre spécialité japonaise: dans la rue, il n'y a pas de poubelles ! Bah non, il n'y a pas de poubelles. Inutile de chercher où jeter votre chewing-gum, il n'y a pas de poubelles. Même cent mètres plus loin, il n'y a pas de poubelles. Au coin de la rue, pas de poubelles. A la sortie du métro, pas de poubelles. Mais, bon sang de bonsoir, comment font-ils pour que leurs rues soient si clean s'il n'y a pas de poubelles !?

En fait, si vous cherchez bien, il y a des poubelles: elles sont à côté des distributeurs de boissons, voire même carrément intégrées dans les distributeurs. Mais attention, ce sont des poubelles pour le recyclage des canettes et des bouteilles en plastique, uniquement ! Pour jeter votre chewing-gum, qui commence à ressembler à un vieux bout de plastique, il va falloir trouver un distributeur qui se trouve devant l'entrée d'un magasin 24/24, car c'est là et uniquement là que vous pourrez trouver une poubelle où vous pourrez mettre ce que vous voulez. Mais une fois que vous aurez trouvé ce magasin (il y en a tous les 200 mètres), vous devrez choisir entre la poubelle bleue, la verte, la rouge et la jaune... Et la couleur n'est pas juste un histoire de goût. Décidément, c'est compliqué comme pays !

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 22 Mars 2010

Quand vous arrivez au Japon la première fois, il y a plusieurs petites choses qui semblent vraiment différentes de ce qu'on connait en Europe. Tout d'abord on est surpris par les distributeurs de tout et de rien. Les distributeurs les plus courants sont les distributeurs de boisson: il y en a (sans éxagérer) tous les 100 mètres, à chaque coin de rue et même à des endroits où on se demande à quoi peut bien servir un distributeur ici.

Dans la majorité des cas, on y trouve du thé, du thé et du thé. Tous les thés possibles sont distributorisés: doux, amer, sucré, blanc, vert, glacé, chaud, avec des trucs qui flottent ou des morceaux dedans. On trouve aussi de la bière (souvent), des jus de fruits (parfois), des sodas (rarement), de l'eau et des boissons énergisantes. Le fait qu'il y ait autant de distributeurs de boissons est dû au fait qu'il fait très chaud l'été au Japon et qu'il est donc important de pouvoir se réhydrater régulièrement. Notez que l'on trouve aussi d'autres types de distributeurs: cigarettes, confiseries, gadgets...

distributeurExemple de distributeur de boisson à Kyoto.

Donc, en tant que bon européen qui n'a pas l'habitude de voir des distributeurs partout (parce que s'il y en avait en Europe, ils seraient vandalisés et défoncés en moins de deux), vous tombez forcément dans le panneau et vous buvez du thé et des jus de fruits. Comme ca, vous avez en plus l'impression de vous imprégner de la culture locale en faisant comme les japonais. Et c'est là que vous découvrez une autre particularité japonaise: leur toilettes.

Quand on parle de toilettes japonaises, les européens pensent immédiatement aux toilettes électroniques. Détrompez-vous ! Ca dépend totalement de l'endroit où vous êtes. Dans les anciens quartiers, dans les bouis-bouis des ruelles, aller aux toilettes, c'est un peu jouer à la roulette russe. Il est assez peu probable que vous tombiez sur les "world's worst toilets" de Trainspotting, mais il est très fréquent de trouver des toilettes traditionnelles assez proches des toilettes turques, mais pas tout à fait pareilles. Si c'est pas génant pour les hommes qui ont bu trop de thé, les femmes se retrouvent projetées 1000 ans en arrière, un peu dans la vie sauvage. Et c'est plutôt déconcertant. C'est tout aussi déconcertant que les toilettes électroniques avec siège chauffant, jet d'eau à pression et température contrôlables, brumisateur, sèche-cheveux-sauf-que-c'est-pas-pour-les-cheveux et la fameuse télécommande ! C'est quand même le top du top d'avoir la télécommande pour sa faire friser les poils du ... enfin bon.

Si, vous aussi, vous voulez vous faire plein de nouveaux amis, vous pouvez installer des toilettes électroniques chez vous grâce à Toto, "l’un des fabricants de toilettes les plus décorés au monde" comme le précise leur site internet.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 21 Mars 2010

Les deux images ci-dessous montrent un petit autel dans le parc du temple doré (le Kinkaku-ji) au nord-ouest de Kyoto. Ce temple est le plus connu de Kyoto car il est entièrement recouvert d'or, mais on aura l'occasion d'en reparler bientôt. Le seul intérêt de ces photos vient du fait qu'elles montrent l'incapacité des japonais (et des touristes, même s'ils sont essentiellement japonais) à viser correctement.

Entre les statuettes de pierre se trouve une coupelle dans laquelle vous devez jeter une pièce pour que votre voeu se réalise, en faisant une petite prière quand même. Si ce rituel est bien appliqué par les japonais locaux (qui vont dans de vrais temples, plutôt que dans celui-ci), les centaines de touristes qui traversent le parc du Kinkaku-ji ont plutôt le réflexe du jeu facile et amusant au milieu de la visite épuisante. Et ils se lâchent donc en lançant toute leur mitraille vers la coupelle mais rarement dedans...

Il suffit de bien regarder les deux photos pour voir que certaines pièces sont facilement à 3 mètres derrière les statuettes alors que les lanceurs ne sont qu'à deux mètres de la coupelle. C'est vrai que le regard impatient des autres joueurs et les flashs des photographes peuvent vous déconcentrer ou vous éblouir, mais quand même.

A la décharge des japonais, il est important de signaler que leur sport national n'est pas la pétanque, mais le base-ball, à moins qu'ils considèrent le pachinko comme un sport...

Pour continuer la visite du parc du Kinkaku-ji (en attendant la suite sur ce blog) rendez-vous sur Google Maps.

saventpasviser
12676360Photo de BryanM63

Rédigé par J...

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Publié le 21 Mars 2010

Pour des raisons strictement professionnelles, J... est allé faire un petit voyage en Asie: au Japon et à Hong-Kong. Et puisque le voyage en vaut la peine, voici venir une petite série d'articles sur les villes où il est passé. Trois villes principales vont nous intéresser ici: Kyoto, Tokyo et Hong-Kong. On ne parlera pas d'Osaka où J... a passé une nuit, non pas parce que ce n'est pas intéressant, mais parce que J... n'avait plus de batterie et n'a donc pas pu prendre de photo.

Pour commencer cette série, voici déjà les vues qu'on peut avoir des hotels dans ces 3 villes.

Kyoto (1 400 000 habitants; 1700 habitants au kilomètre carré)

Même si le trajet en train depuis l'aéroport de Kansai près d'Osaka jusqu'à la gare centrale de Kyoto est impressionnant (deux heures sans un morceau de campagne à l'horizon), la ville de Kyoto reste une ville à taille humaine. Il n'y a que deux lignes de métro et beaucoup de bus. A part dans l'hypercentre très commercial, il est rare de se retrouver perdu dans une foule hystérique. Il est possible de traverser tout le centre à pied sans passer pour un fou et les rares tours les plus hautes ne dépassent pas 20 étages.

Les deux photos ci-dessous sont prises de la chambre d'hôtel au huitième étage: on surplombe des immeubles d'habitation et un boulevard commerçant visible sur la photo de nuit (emplacement de l'hôtel via Google Maps). On aperçoit au loin les montagnes: la ville en est entourée et il est facile d'y aller. Le grillage visible au premier plan est le renforcement de la vitre: il y en a partout là-bas et les fenêtres sont bien sûr condamnées: peut-être par sécurité ou pour éviter les pertes de climatisation en été. D'ailleurs on le voit bien sur la photo de jour: les toits sont recouverts de climatiseurs.

hotel kyoto jour
Kyoto est d'autant plus vivable que c'est un ville historique, l'ancienne capitale avant que ce soit Tokyo (en 1868). Les grandes artères sont certes bordées d'immeubles mais les patés de maison sont traversés de petites ruelles où les Kyotoïtes adorent rouler à fond (notamment les taxis). Et dans ces ruelles, il n'y a que des maisons individuelles. On y trouve aussi des maisons traditionnelles et des temples (omniprésents dans toute la ville).

hotel kyoto nuit
Tokyo (13 millions d'habitants; 6000 habitants au kilomètre carré)

Tokyo n'a rien à voir avec Kyoto. C'est une très très grosse ville: près de 35 millions d'habitants sur toute l'agglomération. C'est d'ailleurs la plus grosse ville du monde devant New-York et Mexico ! A Tokyo, on ne voit pas l'horizon, mais on aperçoit quand même le ciel. Les photos ci-dessous sont également prises du huitième étage (emplacement de l'hotel), mais, contrairement à Kyoto, on ne surplombe plus rien. Au contraire, il y a partout des tours encore plus grandes. Il est très rare de trouver des petites maisons à Tokyo. Il y a tellement de choses à dire sur Tokyo que d'autres articles sont prévus.

hotel tokyo droite
hotel tokyo gauche
Hong-Kong (7 millions d'habitants; 6400 habitants au kilomètre carré)

Et pour conclure ce petit voyage des chambres d'hotel, voici Hong-Kong (emplacement de l'hôtel). Alors bien sûr, Hong-Kong, ce n'est pas le Japon, puisque c'est la Chine. Donc, c'est très différent: les gens ne sont pas du tout les mêmes. Ils parlent tous un anglais très bizarre puisque mélangé à du chinois et prononcé sans aucun effort... Au moins, ils parlent anglais, ce qui n'est pas le cas au Japon. En ce qui concerne la ville: Hong-Kong est une ville étouffante: inutile de chercher une maison, ici, tous les immeubles font au moins 40 étages. La photo ci-dessous est prise du troisième étage, mais c'est pareil sur 30 étages.

Il n'y a pas beaucoup de voitures, mais beaucoup de taxis et des bus à deux étages. Dans beaucoup de quartiers, les piétons circulent sur des passerelles au niveau du premier étage et le rez-de-chaussée est réservé aux voitures. Le centre est traversé par des autoroutes, des échangeurs et bretelles en tout genre, où les piétons ne sont pas les bienvenus. Le niveau du sol est même dangereux pour les piétons tellement ca circule sans aucune visibilité. Ca c'est du côté Hong-Kong, la ville est assez différente côté Kowloon. Comme pour Tokyo, d'autres articles reviendront sur cette ville futuriste.

hotel hong kong

Rédigé par J...

Publié dans #général