Promis, c'est la dernière critique du web 2.0 à l'agonie que vous lirez sur ce blog. On va tout de suite reprendre une activité normale, mais les fêtes de Noël étant proches, on a quand même le
droit de faire un voeu. Alors voici les 7 choses qu'on aimerait ne plus voir sur internet:
Les pages pleines de google Ads
Qu'un webmaster ou un bloggeur veuille tirer un bénéfice de son travail original en insérant de la publicité, c'est compréhensible. Mais cette pratique a pris une telle ampleur qu'elle en devient
ridicule. Inutile de citer des exemples, tout le monde les connait. Juste un quand même:
la liste des
plate-formes pour créer un blog. Il arrive même qu'on puisse dénombrer une trentaine de Google Ads sur une page qui ne contient qu'un lien vers un article avec une courte phrase de
description.
Même dans les forums, les administrateurs ont trouvé le moyen de glisser
des google ads dans les
fils de discussion.
Les vendeurs de ravioli
Difficile de savoir si cette histoire est un mythe ou une réalité, mais on dit qu'il y aurait des vendeurs sur eBay qui vendraient des raviolis à leurs amis, pour que ceux-ci puissent leur donner
une bonne évaluation de vendeurs et donc se faire une bonne image pour ensuite vendre des saloperies ou arnaquer en toute tranquilité. Difficile de vérifier cette rumeur, il n'y a plus de boites de
raviolis en vente sur ebay. Par contre, on y trouve des salades de thon:
C'est quand même une affaire super intéressante: 1 centime d'euro la salade de thon. Oui, bon d'accord, il y a 3 euros de frais de port, mais un centime c'est pas cher. Et tellement efficace pour
avoir 100 % d'évaluations positives. On se demande quand même quel est l'intérêt pour le vendeur honnête et pour l'acheteur normal. Qui voudrait acheter ça avec 3 euros de frais de port alors que
tous les supermarchés les vendent à moins de deux euros ? Remarquez tout de
même l'honnêteté du vendeur qui n'a pas consommé la salade avant de la mettre en vente...
Même si ces pratiques sont marginales, il y a toujours des arnaques de toutes formes, que ce soit pour arnaquer les vendeurs ou les acheteurs:
usurpation de l'identité d'un bon vendeur, phishing, fausse seconde chance, enchères bouclier, snipers
toutes décrites ici. Et il est surprenant de voir à quel point les régles d'utilisation d'eBay permettent facilement de les mettre en place.
La falsification scientifique
La falsification scientifique existe depuis que la science existe et que l'excellence dans un domaine amène notoriété et cash. Mais jusqu'à présent, ces falsificateurs tentaient à coups de faux
résultats d'impressionner leurs collègues tout aussi émérites et qualifiés dans le domaine. Une fois la falsification reconnue, le vilain petit canard était banni de la communauté, son nom était
gravé au panthéon des gros nazes et son avenir se réduisait à un élevage de moutons dans le Larzac.
Aujourd'hui, le filtre des experts n'existe plus et n'importe qui peut publier n'importe quoi sur internet, en destinant son message biaisé à un public crédule, adepte de l'insolite et de
l'incroyable. La bannissement n'existe plus, le panthéon des gros nazes devient celui des posteurs à gros traffic et les moutons ne sont plus tondus. L'objectif reste le même: notioriété et cash.
Par exemple,
cet article explique comment un utilisateur de metacafe publie de fausses videos scientifiques et les fait monter dans le top des
meilleures vidéos en utilisant plusieurs comptes utilisateurs. Plus qu'une simple falsification, ces vidéos mettent en danger certains chimistes en herbe qui voudraient s'y essayer.
Le plagiat malsain
Depuis l'école primaire, on nous répète qu'il ne faut pas copier sur son voisin, que c'est pas bien, que c'est de la triche et que ça ne fait progresser personne. Mais il faut croire que certains
bloggeurs, qui s'inspirent des articles écrits par des journalistes, et que certains journalistes, qui s'inspirent des articles écrits par des bloggeurs, ont quitté l'école dès la maternelle. Pas
étonnant dans ces conditions qu'ils ne sachent pas écrire.
Le
dernier exemple de cet article montre comment un bloggeur a traduit un article anglophone devenu très populaire sur Digg.com
pour le publier sur son blog et l'annoncer comme une création personnelle sur scoopeo.com. Et les cas sont malheureusement trop nombreux pour pouvoir les citer tous:
exemple 1,
exemple 2,
exemple 3 et
exemple 4.
Une solution existe cependant, qui devrait permettre de résoudre ce problème partiellement:
Copyscape. Vous lui donnez l'URL d'une page et il vous donne les
pages qui y ressemblent. Franchement, le résultat n'est pas du tout convaincant. Mais le problème reste le respect de la propriété intellectuelle: existe-t-il un moyen simple de déposer un article
auprès d'un site qui en assure l'authenticité ? Une sorte de SACEM du web ?
La publicité mensongère
C'est peut-être anecdotique, mais
cette news est sans doute révélatrice de pratiques
commerciales proches de la publicité mensongère: comment des sites de rencontres annoncent des chiffres tout simplement faux pour appater le chalant.
Comment savoir si les chiffres annoncés par les sites commerciaux sont justes ou pas ? Il est plutôt difficile d'avoir accès aux statistiques précises des sites commerciaux, mais vous pouvez faire
un calcul simple: comptez le nombre de post-it sur lesquels vous avez noté vos identifiants et mots de passe des sites où vous êtes inscrit et comptez ceux sur lesquels vous allez vraiment
régulièrement. Le rapport des deux vous donne la proportion de vrais utilisateurs des sites en général. J... a fait son calcul: moins de 30 %.
Les classements truqués
Selon
cette news, une journaliste de Wired a acheté des votes des utilisateurs de Digg pour faire monter son blog
(construit spécialement pour ce test) dans les classements de Digg (
article original d'Annalee Newitz). Le service en question
s'appelle
User/Submitter for Digg users et existe toujours. Bien sûr, la
page d'accueil n'a rien
de sexy, puisqu'il s'agit d'un système tout à fait abusif dont il ne faut pas parler. Ce qui n'est pas clair, c'est si ce service est lié à Digg ou complètement indépendant: en tout cas, les
responsables de Digg s'en plaignent.
Sans même parler des copinages entre utilisateurs du style "tu votes pour mes news et je vote pour les tiennes", les groupes de pression indépendants sont reconnus pour avoir un effet sur les
classements de news. Par exemple, voici l'
histoire d'un digger qui découvre que sa
news a fait l'objet d'une attaque afin de bloquer sa bande passante et empêcher l'accès à son site.
Les blog SMS
Il ne s'agit pas ici de déclarer la guerre au langage SMS, mais parfois ca atteint des proportions telles que le contenu devient complètement incompréhensible. Heureusement, on n'est pas obligé de
visiter ces blogs. Malheureusement, ces mauvaises habitudes diffusent de blogs en forums, de commentaires en billets d'humeurs et finissent pas envahir toute la toile sous forme de fautes
d'orthographe que les fautes de frappe n'excusent pas. Alors bien sûr, tout le monde a le droit de faire des fautes d'orthographe (d'ailleurs vous pouvez vous amuser à compter celles que J... a
faites dans cet article et l'insulter dans les commentaires), mais ca devrait inciter les développeurs de PHP ou hébergeurs de blogs à inclure des correcteurs orthographiques. Et que le premier qui
pense que c'est trop compliqué à implémenter tourne 7 fois sa langue dans sa bouche: Microsoft l'a bien fait dans Word et pourtant c'est pas des flèches chez Microsoft.
Ce qui est rassurant quelquepart, c'est que la lutte a déjà commencé.
Skybeurk s'est même spécialisé dans cette lutte. Mais les premiers signes d'un lutte
étant souvent le fruit de groupuscules activistes, cette lutte a très vite tourné au
piratage des
blogs concernés. Des
blogs se sont fait piratés, et les
pirates se sont fait arrêtés.
On pourrait bien sûr trouver plein d'autres défauts au Web 2.0, mais ce serait tellement déprimant de les lister tous qu'il vaut mieux s'arrêter là avant de désinstaller Firefox et de jeter la box
à la poubelle.
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