Casey Reas: atterrira-t-il un jour ?

Publié le 30 Janvier 2006

Casey Reas est né en 1970 aux Etats-Unis. Il sort en 1996 de l'université de Cincinnati (DAAP) avec une formation en art et design. Après plusieurs postes de designer à New-York, il intégre en 1999 l'équipe de John Maeda au MediaLab du MIT pour y poursuivre sa formation. C'est alors qu'il décolle... et il n'a toujours pas atterri.

Pendant les deux années qu'il passe au MediaLab, Casey Reas fait la synthèse de sa formation en design et de son goût pour le dessin, les jeux vidéo et la programmation pour en faire émerger de nouveaux outils. Il développe des logiciels et des systèmes électroniques pour explorer de nouveaux domaines artistiques. Il crée d'abord des peintures digitales qui répondent à la souris ou au clavier. Ensuite, grâce à des capteurs, des caméras et des microphones, il conçoit des sculptures dynamiques et interactives, qui répondent ou évoluent de différentes manières en fonction des sons ou des gestes faits par les visiteurs. Son travail a bien sûr fait l'objet de plusieurs expositions à travers le monde. C'est au MediaLab qu'il rencontre Ben Fry avec qui il va lancer le projet Processing.

A l'automne 2001, Casey Reas quitte le MIT pour devenir enseignant au tout nouvel Institut de Design Interactif d'Ivrea près de Turin en Italie. Les deux ans qu'il passe à Ivréa lui permettent avec une vingtaine d'enseignants et de chercheurs de lancer les bases d'une pédagogie du design adaptée aux nouvelles technologies. En parallèle, il continue de développer Processing qui se destine en partie à devenir un outil de formation.

Après 2 ans en Italie, Casey Reas accepte un nouveau poste d'enseignant dans le département Design et Media à l'université de Californie de Los Angeles (UCLA), tout en restant associé à Ivrea.

Et pendant tout ce temps passé à droite à gauche, Casey Reas n'a jamais cessé de bidouiller des programmes qui dessinent des trucs. Ces trucs ne sont pas simples à qualifier. Ce sont parfois des mouvements, parfois des formes, toujours un peu semblables, mais toujours différentes. Des tâches de couleurs, des fontaines de particules, des dégradés de gribouillis, etc. Mais ceci n'est que la face visible de l'iceberg: toute la mécanique du dessin est cachée. Le dessin n'est que le reflet d'une propriété émergente d'un système virtuel en interactions multiples, une sorte d'automate cellulaire qui vit sa vie sans savoir que, devant l'ordinateur, il y a quelqu'un qui fait des captures d'écran.

Dans un sens, Casey Reas est un dieu qui photographie ses créations.

Liens utiles:

- les travaux de Casey Reas entre 2001 et 2004 sur GroupC
- le site actuel de Casey Reas
- la vidéo d'une conférence par Casey Reas à UCLA
- une interview au Siggraph 2004
- une interview pour Generative_Graphics_Portal (23 février 2005)
- le département Design et Media arts de l'UCLA
- le site super lent de l'institut de design d'Ivrea
- le groupe ACG du MediaLab du MIT

Rédigé par J...

Publié dans #Who's who in bidouille ?

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