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Publié le 2 Mai 2010

Quelle plus belle occasion que d'être à Tokyo pour rendre hommage à Taito Corporation ?

 

Comme le montre la photo ci-dessous, Tokyo est parsemée de salle de jeux "Game Taito Station" avec un gros space invader comme logo. Il y en a partout, comme ici à Shinjuku et bien sûr à Akihabara dont on reparlera plus tard. Ce sont des salles de jeux en tous genres. Souvent, le rez-de-chaussée contient des jeux de foire, style "attrapez le truc inrattrapable avec la pince qui ne pince rien du tout"... Par contre, dans les étages, il y a des jeux d'arcade, plein de jeux d'arcade...

 

game taito station

Et c'est pour cela qu'il faut rendre hommage à Taito Corporation: une boite qui développe des jeux d'arcade depuis 1953 et des jeux vidéo depuis 1973 (Pour info, "Taito" est un quartier de Tokyo). Et leur plus grand succès a bien sûr été "Space invaders", qui a été implémenté sur une douzaine de plateformes différentes depuis sa création en 1978. C'est le jeu d'arcade numéro 1 selon le Guiness Book. Donc, pour rendre un hommage entier à ce jeu, vous ne pouvez pas refuser d'en faire une petite partie:

 

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 12 Avril 2010

Il y a tellement de choses incroyables à voir à Tokyo qu'il vaut mieux garder le meilleur pour la fin: nous allons donc commencer cette promenade par la Tokyo Tower, et nous finirons sans doute à Akihabara. Donc, la Tokyo Tower...

 

"La tour de Tokyo ? ", me direz-vous. "Oui mais laquelle, il y en a tellement !". "Oui, vous avez parfaitement raison", répondit-il d'un ton docte.

 

En effet, si on en croit le site Skyscraperpage.com, Tokyo dénombre plus de 2200 immeubles de plus de 12 étages et les plus hauts culminent à 250 mètres. Ce n'est pas très haut mais il y en a plein, donc ca se voit tout de suite. Malgré ces immeubles très hauts, il y a quand même une tour qui les dépasse tous (enfin pour l'instant): c'est la Tokyo Tower.

 

La Tokyo Tower (voir photo ci-dessous) est une sorte de Tour Eiffel rouge et blanche avec un batiment en dessous... (la suite sous la très grande photo)

 

tourtokyo3

 

Vue d'en bas, on peut même dire qu'elle est très moche:

- elle est rouge flashy, sans doute de peur qu'on ne la voit pas,

- elle a plein de pustules sur le cou, parce qu'à la base, c'est quand même une tour de télévision,

- elle trône au-dessus d'un batiment miteux aux allures militaires entouré de parkings même pas classieux,

- et le quartier autour est pas terrible: il y a bien un petit parc juste en dessous, mais on n'a pas vraiment envie d'y rester pour contempler cette grande rougeaude.

 

Bref, le déplacement ne vaut pas vraiment le déplacement (hum hum...).  

 

Sauf que, cette Tokyo Tower va très bientôt se faire voler la vedette par sa petite soeur qui sera bientôt sa très grande soeur. Comme le montre le diagramme ci-dessous (merci SkyscraperPage.com de ne pas permettre d'embedder vos diagrammes...), les japonais sont en train de construire le Tokyo Sky Tree qui n'aura pas de branches et qu'ils auraient donc dû appeler le Tokyo Sky Bamboo, mais non ils l'ont appelé Sky Tree...

 

Du haut des ses 630 mètres, ce colosse aux pieds sismiques sera deux fois plus grand que le reste de la ville. Si vous voulez aller voir l'avancement des travaux, vous pouvez aller sur Google Maps, mais leurs cartes sont tellement peu à jour que le chantier n'avait pas encore commencé, ou vous pouvez aller sur le forum de Skyscraperpage.com, qui est régulièrement remis à jour.

 

tokyotowers

courtesy: skyscraperpage.com.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 22 Mars 2010

Même si certains blogs vous démontreront par A+B que l'hygiène n'est pas forcément la première préoccupation des japonais, il est une chose indéniable: les rues sont nickel ! Plus propre que ça, c'est difficilement possible. Il y a deux raisons à cela.

Tout d'abord, les japonais ont pris l'habitude de ne rien jeter par terre: ils ont toujours un sac en plastique, un cendrier de poche ou quelque cachette secrète pour stocker leurs déchets de chaque instant plutôt que de les jeter par terre. Ensuite, il y a un nombre incroyable de personnes qui se chargent de l'entretien. S'il arrive en Europe qu'on croise parfois un technicien de l'entretien, un balayeur des rues ou un conducteur de super-aspirateur à brosses rotatives, on en croise 15 par jour au Japon, armés de leur pince à long manche tentant désespérement d'attraper cette miette que vous n'aviez même pas vue. Lui l'a vue et fera tout ce qui est en son pouvoir pour la faire disparaître à jamais: c'est une question d'honneur.

Si cette rencontre furtive avec l'homme à la pince articulée vous fait réfléchir quelques instants à la condition humaine, à l'abnégation, à l'humilité, au sacrifice et aux travaux forcés, elle vous fait encore plus réfléchir quand vous avez besoin de jeter quelquechose et que vous cherchez une poubelle. Bah oui ! L'homme à la pince, ce petit monsieur au dos cassé qui pourrait être votre père ou votre grand-père, n'a pas une situation enviable et, malgré votre désinvolture latine, vous ne voulez pas lui casser un peu plus le dos en jetant ce vieux chewing-gum par terre. Donc vous balayez l'horizon du regard à la recherche d'une poubelle. Une poubelle, ca ne doit pas être compliqué à trouver au Japon, hein ?

Et c'est là que vous découvrez une autre spécialité japonaise: dans la rue, il n'y a pas de poubelles ! Bah non, il n'y a pas de poubelles. Inutile de chercher où jeter votre chewing-gum, il n'y a pas de poubelles. Même cent mètres plus loin, il n'y a pas de poubelles. Au coin de la rue, pas de poubelles. A la sortie du métro, pas de poubelles. Mais, bon sang de bonsoir, comment font-ils pour que leurs rues soient si clean s'il n'y a pas de poubelles !?

En fait, si vous cherchez bien, il y a des poubelles: elles sont à côté des distributeurs de boissons, voire même carrément intégrées dans les distributeurs. Mais attention, ce sont des poubelles pour le recyclage des canettes et des bouteilles en plastique, uniquement ! Pour jeter votre chewing-gum, qui commence à ressembler à un vieux bout de plastique, il va falloir trouver un distributeur qui se trouve devant l'entrée d'un magasin 24/24, car c'est là et uniquement là que vous pourrez trouver une poubelle où vous pourrez mettre ce que vous voulez. Mais une fois que vous aurez trouvé ce magasin (il y en a tous les 200 mètres), vous devrez choisir entre la poubelle bleue, la verte, la rouge et la jaune... Et la couleur n'est pas juste un histoire de goût. Décidément, c'est compliqué comme pays !

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 22 Mars 2010

Quand vous arrivez au Japon la première fois, il y a plusieurs petites choses qui semblent vraiment différentes de ce qu'on connait en Europe. Tout d'abord on est surpris par les distributeurs de tout et de rien. Les distributeurs les plus courants sont les distributeurs de boisson: il y en a (sans éxagérer) tous les 100 mètres, à chaque coin de rue et même à des endroits où on se demande à quoi peut bien servir un distributeur ici.

Dans la majorité des cas, on y trouve du thé, du thé et du thé. Tous les thés possibles sont distributorisés: doux, amer, sucré, blanc, vert, glacé, chaud, avec des trucs qui flottent ou des morceaux dedans. On trouve aussi de la bière (souvent), des jus de fruits (parfois), des sodas (rarement), de l'eau et des boissons énergisantes. Le fait qu'il y ait autant de distributeurs de boissons est dû au fait qu'il fait très chaud l'été au Japon et qu'il est donc important de pouvoir se réhydrater régulièrement. Notez que l'on trouve aussi d'autres types de distributeurs: cigarettes, confiseries, gadgets...

distributeurExemple de distributeur de boisson à Kyoto.

Donc, en tant que bon européen qui n'a pas l'habitude de voir des distributeurs partout (parce que s'il y en avait en Europe, ils seraient vandalisés et défoncés en moins de deux), vous tombez forcément dans le panneau et vous buvez du thé et des jus de fruits. Comme ca, vous avez en plus l'impression de vous imprégner de la culture locale en faisant comme les japonais. Et c'est là que vous découvrez une autre particularité japonaise: leur toilettes.

Quand on parle de toilettes japonaises, les européens pensent immédiatement aux toilettes électroniques. Détrompez-vous ! Ca dépend totalement de l'endroit où vous êtes. Dans les anciens quartiers, dans les bouis-bouis des ruelles, aller aux toilettes, c'est un peu jouer à la roulette russe. Il est assez peu probable que vous tombiez sur les "world's worst toilets" de Trainspotting, mais il est très fréquent de trouver des toilettes traditionnelles assez proches des toilettes turques, mais pas tout à fait pareilles. Si c'est pas génant pour les hommes qui ont bu trop de thé, les femmes se retrouvent projetées 1000 ans en arrière, un peu dans la vie sauvage. Et c'est plutôt déconcertant. C'est tout aussi déconcertant que les toilettes électroniques avec siège chauffant, jet d'eau à pression et température contrôlables, brumisateur, sèche-cheveux-sauf-que-c'est-pas-pour-les-cheveux et la fameuse télécommande ! C'est quand même le top du top d'avoir la télécommande pour sa faire friser les poils du ... enfin bon.

Si, vous aussi, vous voulez vous faire plein de nouveaux amis, vous pouvez installer des toilettes électroniques chez vous grâce à Toto, "l’un des fabricants de toilettes les plus décorés au monde" comme le précise leur site internet.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 14 Février 2010

J... vient de s'équiper d'un microscope USB et voici le résultat en vidéo.



Bien sûr, le résultat n'est pas dément: ca tremble et c'est pas toujours très net, mais une fois fixée et réglée, tout ceci ne sera qu'un vieux souvenir. Affaire à suivre donc.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 2 Novembre 2009

Tout le monde le sait, la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012. C'est les mayas qui l'ont dit il y a 1200 ans... Certes, ils ne connaissaient pas la boussole et n'utilisaient pas la roue, mais ils ne se sont sûrement pas trompés là-dessus... Donc, la fin du monde arrive le lendemain du 20/12/2012, oh c'est drôle, ça fait 20122012... Mais là n'est pas le souci. Le vrai souci, c'est  "Oh mon dieu! La fin du monde! On va tous mourir!". Fin du monde ou pas, le dernier point est inéluctable. C'est pas les mayas qui diront le contraire :)...

Mais rassurez-vous, J... est là pour vous aider à vous en sortir. Donc, comment faire pour survivre à la fin du monde ? Facile, il suffit déjà de regarder tous les films super-catastrophes pour savoir ce qu'il ne faut pas faire:
- inutile de voler un vaisseau extra-terrestre pour aller implanter un virus dans leur vaisseau mère: les extra-terrestres n'ont rien à voir avec la fin du monde.
- inutile d'aller placer des bombes nucléaires au centre de la Terre pour relancer la rotation du noyau: il tourne encore très bien. Merci pour lui.
- inutile d'envoyer des mégatonnes de combustible dans le soleil pour qu'il se rallume: il brille encore très bien. Merci pour lui aussi.
- inutile de débrancher le LHC: ce n'est pas lui qui créera le trou noir qui engloutira la Terre.
- inutile d'envoyer des bombes sur des astéroides: certains ont déjà réussi à le faire mais c'était du cinéma...

Donc si on élimine toutes ces super-catastrophes, il reste:
- les tremblements de terre,
- les volcans et les super-volcans,
- les tornades et leurs super grandes soeurs,
- les tsunamis et leurs super grands frères,
- le réchauffement climatique (on l'élimine tout de suite car, en décembre, un peu de réchauffement ne fera de mal à personne),
- les ouragans et les super-tempêtes,
- les monstres génétiquement modifiés (on les élimine car pour devenir un problème il faudrait qu'ils soient déjà une armée de valeureux guerriers, or s'ils ne sont pas encore nés, dans trois ans, ils n'auront que 3 ans... donc une fessée et au lit !)
- les méchants virus (ces dernières années on a eu droit au SRAS, à la grippe aviaire et à H1N1, donc ca ne fait plus peur à personne),
- les terrifiants bugs de l'an 2000 et de l'internet (c'est vrai que ca fait peur quand même),
- et sûrement plein d'autres trucs hyper vilains...

Si on résume, il ne reste pas beaucoup d'endroits où aller pour survivre à la grande apocalype: il faut éviter la surface du sol et des océans, s'éloigner de tous les êtres vivants et de tout ce qui est électrique. Il ne reste donc que le ciel au dessus des nuages et les océans en dessous des remous. Voici donc quelques solutions pour survivre à l'enfer sur la Terre:

L'avion sub-orbital

A priori, on pourrait croire qu'un avion classique pourrait suffir à éviter les tremblements de terre et les tsunamis, mais vous risquez d'avoir des soucis avec les tempêtes, les méga-tornades, les super-ouragans et les cendres des giga-éruptions volcaniques qui vont boucher vos réacteurs, donc vous n'auriez aucune chance. C'est pourquoi l'avion suborbital est la meilleure solution. En rajoutant quelques réacteurs aux modèle existants fournis par Virgin Galactic, vous pourrez effectuer un vol agréable de plusieurs heures au dessus du massacre qui se déroulera sous vos yeux. L'absence de perturbations atmosphériques vous offrira la posibilité de tout filmer pour mettre ensuite vos films sur le net et faire un sacré buzz !

Malheureusement, le prix du vol, qui est actuellement de 200 000 dollars ne suffira pas car vous devez acheter l'avion: comptez déjà quelques dizaines de millions d'euros. Et il faut aussi faire de nombreuses améliorations, voire même sacrifier un ou deux appareils pour les essais. Comptez donc quelques centaines de millions d'euros pour le matériel et l'équipe de 100 personnes qui va travailler là-dessus pendant les 3 dernières années de leur vie: vous avez intérêt à les payer très cher si vous voulez que ça marche.

La capsule orbitale cryogénique

Le principe de cette solution est simple: puisqu'il est plus sûr de laisser passer un peu de temps après la fin du monde avant de revenir sur terre, un petit vol orbital de quelques années, siècles ou millénaires devrait laisser le temps à Mère Nature de faire un peu de ménage. En effet, si vous revenez trop vite, vous risquez de sacrément galérer pour survivre: lacs de lave un peu partout, des cadavres en putréfaction sur lesquels se développent toutes sortes de virus mortels, végétation détruite, atmosphère polluée, pas d'eau potable et pas de supermarché... Donc, votre capsule vous permet d'échapper à tout cela pour ne revenir que quand les oiseaux chantent au dessus des ruisseaux limpides et que les arbres fruitiers sont en fleur.

Cette solution a l'avantage de nécessiter moins de nouveaux développements technologiques, puisque les caissons cryogéniques et les lanceurs orbitaux existent déjà. Pour la capsule elle-même, il va quand même falloir la booster un peu pour qu'elle tienne longtemps en orbite et lui mettre un bon bouclier et des parachutes adaptés pour le retour. En ce qui concerne le caisson cryogénique, soit vous investissez massivement pour que la technologie fonctionne vraiment d'ici 3 ans, soit vous priez très fort pour que ça marche à votre réveil... Il y a un risque, mais c'est votre problème.

Pour le lanceur, sachez que vous êtes un sacré veinard: vous pouvez faire marcher la concurrence. Depuis que les chinois, les japonais et les indiens sont entrés dans la course à l'espace, les prix sont cassés ! Comptez quand même un milliard d'euros pour l'ensemble, sans aucune garantie de réussite...

La montgolfière

Puisque visiblement toutes les solutions plus ou moins orbitales sont hors de prix, il reste les solutions aériennes, mais avec le risque de projections en tous genres telles que les roches en fusion, les nuages pyroclastiques, les explosions nucléaires, les vents hurlants et les jet-stream en furie. Si malgré tous ces dangers, vous voulez tenter votre chance, il reste la montgolfière. Au moins les poussières volcaniques ne vont pas boucher vos moteurs. Une montgolfière, c'est beaucoup moins cher qu'un lanceur orbital, même si on n'en trouve pas encore sur eBay. Mais il y a fort à parier qu'il y aura beaucoup de vendeurs en 2012... Vous pouvez également la louer, mais le prix de la location risque d'augmenter très vite en 2012. Et vous pouvez même la fabriquer vous-même. C'est-y pas merveilleux comme solution ?

Les ballons de baudruche gonflés à l'hélium façon "La-haut"

Si la solution de la montgolfière fabriquée maison ne vous convient pas non plus, il y a une version cheap que vous pouvez réaliser vous-mêmes: quelques ballons de baudruche, convenablement gonflés avec de l'hélium devraient vous permettre de quitter le plancher des vaches. Mais attention: il faut bien calculer son coup et prendre quelques précautions.

Si on considère qu'un ballon de baudruche peut contenir 10 litres d'air sans exploser et qu'on ne le remplit qu'avec 5 litres d'hélium pour qu'il n'explose pas trop vite (car en montant, la pression baisse et les 5 litres deviendront 10 litres), alors 1 ballon permet de porter environ 10 grammes de charge utile. Pour une personne moyenne de 70 kg, il vous faudra donc 7000 ballons... Si vous partez à 4 personnes avec une nacelle et quelques vivres, il vous faudra environ 50000 ballons. Une fois en altitude, tous les ballons seront gonflés à bloc et cela représentera une espèce de gros ballon d'environ 12 mètres de diamètre. C'est donc tout à fait abordable. Pensez à emmener des masques à oxygène, des ciseaux pour couper les ballons en trop, des ballons neufs pour en rajouter et de l'hélium aussi.

Le sous-marin de grande profondeur

Bien sûr, si vous avez le vertige, les solutions précédentes ne sont pas les plus appropriées. Il reste donc la possibilité d'aller sous l'eau avec un sous-marin. Mais attention ! Pas n'importe quel sous-marin ! Surtout pas les petits sous-marins de poche avec grosse bulle en plastique pour voir les poissons dans les eaux turquoises des clubs de plongée ! Il vous faut un sous-marin de grande profondeur ! Car si vous restez en surface, vous risquez soit de vous faire emporter par les tsunamis, soit de bouillir avec les eaux de surface soumises aux coulées pyroclastiques, celles-là mêmes qui auraient fait caler vos moteurs d'avion...

Première mauvaise nouvelle: on ne trouve pas de sous-marin de grande profondeur sur eBay, ou alors seulement des modèles réduits.

Deuxième mauvaise nouvelle: il est beaucoup plus difficile de construire un sous-marin de grande profondeur qu'une montgolfière en ballons de baudruche. Mais c'est quand même possible: la preuve ici.

Bonne nouvelle: si vous arrivez à en faire un, vous saurez en faire un deuxième et un troisième et plein d'autres, que vous pourrez vendre sur eBay et devenir millionnaire avant de vous enfuir tout seul avec tout votre argent dans votre mini sous-marin de profondeur. Argent que vous pourrez dépenser à foison à votre retour en le clouant sur un arbre car il n'aura plus aucune valeur... et vous serez tellement démoralisé que vous irez vous jeter d'un pont, enfin d'une falaise car il n'y aura plus de pont non plus...

Conclusion

Visiblement, aucune des solutions précédentes n'est totalement satisfaisante. Soit elles sont inaccessibles par leur coût exhorbitant, soit elles vous assurent une fin spectaculaire façon boule de feu lors de votre rentrée dans l'atmosphère, soit elles vous promettent un retour pitoyable dans un monde désolé ou vous vivrez seul jusqu'à ce que le courage vous convainque d'en finir avec cette triste condition de dernier homme sur Terre.

En fait, non, toutes les solutions ne sont pas désespérées: il en reste une qu'on n'avait pas envisagée: ne pas croire aux prophéties apocalyptiques faites il y a 1000 ans par des prêtres en tutu qui sacrifiaient des enfants à des dieux obscurs sous prétexte qu'ils se réincarneraient en colibri ou en papillon...

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 20 Septembre 2009

Si vous n'avez jamais entendu parler du système "sixième sens" en développement actuellement au Medialab du MIT, il faut tout d'abord que vous regardiez cette vidéo. C'est vrai qu'elle est en anglais, mais le visionnage peut vous suffir à comprendre en quoi le système consiste, si vous ne parlez pas anglais.

La conférence est présentée par Patti Maes du MIT.
Le système "sixième sens" a été conçu par Pranav Mistry, étudiant au MIT.

Aussi fascinant que ce système puisse paraître, ses implications sont énormes. Ce système va bien au-delà d'un simple GPS ou d'un guide commercial qui vous facilite la navigation dans les supermarchés. Quelles pourraient bien être les étapes d'une évolution pessimiste de la démocratisation de ce système ? Voici un scénario digne de vos pires cauchemars.

Dans un premier temps, c'est une source d'informations. Le système vous fournit toutes les informations nécessaires à une prise de décision argumentée, ou tout du moins susceptible d'être argumentée. Par exemple:
- Quelle est la bonne direction à prendre ?
- Quelle est la carte de ce restaurant ? Quels sont ses tarifs ?
- Où puis-je trouver un Velib ?
- A quelle heure part le prochain train ?
- Ai-je encore des oeufs dans mon frigo (si vous avez le forfait Smart'fridge) ?
- Où Michael Jackson fait-il son prochain concert ?
- Ce papier toilette est-il plus doux que l'autre ?
- Ces haricots verts en boite sont-ils plus verts que ceux-là ?
- Ces chips légères sont-elles plus légères que celles-ci ?

A ce premier niveau d'utilisation, le "sixième sens" fournit des informations. Ces informations peuvent être factuelles, comme une direction, une carte, un tarif: un fait, une réalité indéniable. Mais elles peuvent également être indicatives comme la douceur d'un papier toilette, la légèreté d'une chips, le goût d'un produit, l'effet liftant d'une crême de jour ou la pertinence médicale d'un alicament.

Et voici le premier basculement du système: son exploitation commerciale se confond avec son intérêt informatif. L'information factuelle (indéniable) est fusionnée avec l'infomercial: le truc qu'on vous dit que c'est vrai et que vous n'avez aucun moyen de vérifier mais que si vous le croyez parce qu'on vous le dit, bah vous allez le croire parce que visiblement c'est bien pour vous et puis c'est forcément bien puisqu'on vous le dit:
- Ce papier toilette est-il plus doux que l'autre ?
- Ces haricots verts en boite sont-ils plus verts que ceux-là ?
- Ces chips légères sont-elles plus légères que celles-ci ?
- Faut-il faire le plein chez Toxon ou chez Extal ?
- Faut-il boire Peca-cola ou Capsi ?
- Combien d'utilisateurs d'Amazon ont bien aimé ce livre ?
- Cette caisse de supermarché est-elle plus rapide que l'autre ?
- Quelle est la critique de ce film sur moncinemaestmieuxsqueletien.com ?
- Ce supermarché est-il vraiment mieux que celui où j'allais avant ?
- Cette caissière est-elle mieux que sa collègue ?
- Quelles est sa note sur touteslescaissieres.com ?
- Cette personne a-t-elle un profil Facebook ?
- Cette personne, qui semble me connaître, fait-elle partie de mes contacts ?
- Cette personne est-elle sur ma liste noire ?
- Que pense cette personne du dernier album des Tokio Motel ?
- Cette personne me fait-elle perdre mon temps ou peut-on finir dans des plumes ?

Et voici le deuxième basculement du système: l'information produit (avec tous les doutes qu'elle peut transporter) devient une information sur l'humain. Pas l'humain avec un grand H. Non, juste celui (ou celle) qui est en face de vous et que vous ne connaissez pas encore suffisamment puisque vous n'êtes pas sûr de l'avoir rencontré auparavant. Ou même si vous l'avez déjà rencontré, vous n'êtes pas totalement sûr(e) de savoir qui c'est. Puis vous aimeriez bien en savoir plus, sans avoir l'honnêteté de le demander directement. C'est tellement plus simple d'avoir un "sixième sens" sur soi. D'ailleurs, vous ne vous en séparez plus depuis que vous l'avez: c'est vrai que ce papier toilette est beaucoup plus doux que le précédent et que vous perdez beaucoup moins de temps en caisse grâce à touteslescaissieres.com... Vous avez enfin un outil qui vous simplifie la vie.

En résumé, depuis que vous avez votre système "sixième sens", votre navigation dans la vie est plus souple. Votre mode de vie n'a pas vraiment changé, mais vous l'avez optimisé. Vous gagnez un temps précieux tous les jours. Vous consommez des produits qui sont en parfaite adéquation avec vos envies. Vous avez même rencontré des gens, que vous ne connaissiez pas, mais avec qui vous passez désormais tout votre temps puisque vous n'avez que des points communs.

En effet, depuis que vous avez souscrit au service "Sixth People", vous ne perdez plus de temps dans de nouvelles rencontres qui ne mènent à rien. Ce service vous permet d'avoir accès à une fiche signalétique correspondant aux personnes que vous croisez: le "sixième sens" fait automatiquement une reconnaissance visuelle et vocale de la personne et télécharge sa fiche dans votre terminal portatif. Vous n'avez qu'à y jeter un coup d'oeil rapide et discret pour savoir si vous avez des points communs ou si vous êtes en train de perdre votre temps. Toutes les fiches ont été remplies par des utilisateurs comme vous, qui ont fait de bonnes ou de mauvaises rencontres et qui souhaitent en faire profiter les autres utilisateurs. Chaque fiche contient un descriptif avec défauts, qualités, différentes photos et une note globale. D'ailleurs vous êtes très content car les autres utilisateurs vous ont donné une note de 7.6/10 le mois dernier. Vous êtes également très content de ne plus fréquenter Derek qui n'a obtenu qu'un 2.8/10: c'est vrai en fait que c'était un "gros blaireau" comme le dit sa fiche. Vous ne comprenez pas comment vous avez pu passer tant de temps avec lui. Ce système vous donne toute satisfaction car vous avez même rencontré quelqu'un qui a un 8.9/10: il a juste fallu que vous alliez dans les endroits où il (elle) traine pour forcer un peu le hasard.

Ce service était très controversé à son lancement car beaucoup de gens y voyaient une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. Mais comme tout se fait par reconnaissance faciale et vocale, aucun nom n'apparait sur les fiches et les fiches qui ont été effacées à la demande des utilisateurs concernés ont vite été recréées par de nouveaux utilisateurs. En fin de compte, le seul moyen de ne pas avoir de fiche consiste à ne jamais croiser aucun porteur du "sixième sens". Puis vous ne comprenez pas tous les opposants à ce système. Vous êtes très content de l'utiliser et vous êtes plutôt fier de votre fiche et de votre note: vous espérez bien atteindre 8/10 très bientôt. De toute façon, il y a de moins en moins d'opposants puisqu'une personne sur cinq utilise déjà ce système. Et vous en êtes d'autant plus content que vous avez obtenu une réduction substantielle du prix de votre abonnement en remplissant vous-même des fiches de gens que vous avez croisés.

Depuis quelques temps, le système "Sixième sens" est un système très convoité, à tel point que les fournisseurs sont en rupture de stock. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les vols à l'arrachée se multiplient dans les rues: il est déconseillé de le porter en ville. Mais puisque c'est là sa première utilisation, la plupart des porteurs préfèrent payer une bonne assurance.

Et voici le troisième basculement du système "sixième sens". En effet, les vols se sont multipliés. Et les systèmes dérobés se revendent à prix d'or au marché noir après avoir été réinitialisés en profondeur. C'est pour éviter cette spirale de la délinquance que les pouvoirs publics ont autorisé la mise en place du service "Sixth Defence". Cette technologie enregistre systématiquement des photos des gens croisés par le porteur du système. Ces images sont envoyées en temps réel par WIFI vers des serveurs sécurisés qui stockent toutes ces photos pendant une semaine. Donc, lorsqu'un utilisateur se fait voler son "sixième sens", il n'a qu'à contacter son fournisseur d'accès, qui lui fournit les photos du moment de l'agression. Après avoir porté plainte, la police utilise ces photos "tombées du ciel" pour arrêter l'agresseur. Ce système a permis d'arrêter beaucoup de voleurs et "Sixth Defence" est même considéré comme étant d'utilité publique par de nombreux hommes politiques qui jurent n'avoir aucun lien avec les propriétaires de ce service.

Le service "Sixth Defence" a rencontré un tel succès qu'il a fait des petits, comme "Sixth Justice" et "Sixth Reward". Ce service n'existe que dans les pays où la liberté sur caution est appliquée. Le système est simple: prenez des photos ou des vidéos de délinquants qui permettent de prouver leur culpabilité, envoyez tout cela à "Sixth Reward" qui entre en contact avec la police, qui arrête et enferme les délinquants: si ceux-ci versent une caution pour être libérés, vous touchez un pourcentage de la caution. Ce "service" a connu un succès très rapide dans certains pays où des gens tout simples se sont transformés en chasseurs de prime.

Mais l'euphorie a vite laissé la place à la panique. En effet, certains délinquants une fois libérés se sont faits justice en retrouvant ceux qui les avaient dénoncés et en les massacrant... Même si ces vengeances sont restées anecdotiques, l'engouement pour "Sixth Reward" est vite retombé. Par contre, la dénonciation directe auprès de la police, photos à l'appui, s'est généralisée dans de nombreux pays: que ce soit pour des tapages nocturnes, des voitures mal garées ou toutes sortes de petites infractions de la vie de tous les jours, les bureaux des commissariats se sont remplis de vidéos et de photos de citoyens bien décidés à ce que justice soit faite. Des associations de victimes de ces procédures abusives ont été crées et demandent l'interdiction du système "Sixth Sense".

Prise à son propre jeu, la police a également été visée par de nombreuses plaintes: voitures à contre-sens, comportements inciviques, délits de faciès, contrôles d'identité musclés, etc. Plusieurs affaires à fort retentissement médiatique ont fait tombé des têtes et mis sur la touche des membres des forces de l'ordre. En réponse à ces affaires "douteuses", de nombreux arrêtés préfectoraux ont donné le droit à tout policier d'arrêter tout porteur du système s'il estime que son comportement est susceptible d'induire un trouble à l'ordre public par une future dénonciation abusive potentielle. Il est ainsi possible de confisquer, réinitialiser, voire détruire le système "Sixième Sens" si c'est jugé utile. C'est à ce moment précis que le service "Sixth Defence" a été interdit par les pouvoirs publics: trop "d'agressions" étaient le fait des services de police eux-mêmes qui détruisaient abusivement le système.

Toute cette période a été appelée "Citizage" outre-atlantique par des associations de défence des citoyens qui s'opposaient aux abus policiers et a conduit au scandale du "Sixth gate". Quelques années après ces faits, un procés historique opposant des dizaines d'associations de citoyens à l'Etat américain amènera à un non-lieu généralisé sous le prétexte que les sociétés modernes n'étaient pas préparées à utiliser le système "Sixième Sens". Le jour de la conclusion du procés, des émeutes ont éclaté un peu partout aux Etats-Unis et dans le monde, ravageant systématiquement tous les symboles de la Justice et des pouvoirs publics. L'instauration de couvre-feux et l'utilisation de l'armée n'ont pas suffi à rétablir l'ordre: la généralisation depuis des années des objets intelligents, des réseaux délocalisés et du courant porteur en ligne avaient préparé le terrain pour que tout ce qui existe puisse devenir le lieu de la contestation. Il n'y avait plus un endroit sur Terre qui ne puisse être atteint par les contestataires. Les pouvoirs publics tentèrent d'affaiblir les pirates en coupant purement et simplement la production d'électricité, mais leurs essais furent vains: la crise de 2008 avait développé les énergies alternatives et leur production distribuée. Le développement du solaire photo-organique avait fait muter les réseaux de distribution du courant: l'absence de production génait moins les contestataires que les pouvoirs publics eux-mêmes.

A ce moment de l'histoire, l'humanité semblait perdue dans une impasse aux multiples facettes: impasse politique, impasse judiciaire, impasse technologique, impasse sociétale, impasse religieuse. Des mouvements polymorphes commencèrent à émerger à droite à gauche, se faisant force de proposition pour une nouvelle société basée sur l'humain, sans pouvoir centralisé, sans élection, sans nomination, sans Etat et sans frontières. Les philosophes, les historiens et les sociologues se rejetaient la faute. Certains annonçaient un "big crunch". Les conspirationnistes s'en donnaient à coeur joie.

C'est de ce brouillard d'incertitudes qu'a émergé le "Seventh Gourou", celui que certains jugaient comme le Messie, l'auteur et le déclencheur de la "septième évolution". Un âge d'or semblait renaître. Le "Seventh Gourou" semblait venir de partout: il redonnait foi, il remotivait, il reconstruisait, il réinventait. Le monde semblait à nouveau tourner rond. Une nouvelle ére pouvait commencer: certains se battaient quand même pour lui trouver un nom. Mais personne ne savait qui était le "Seventh Gourou". Il était recherché partout dans le monde, soit pour le louer, soit pour le tuer. Peine perdue, il restait introuvable.

C'est en 2086 que la lumière fut faite sur l'identité du "Seventh Gourou": il n'existait pas et n'avait jamais existé. Il n'était pas humain. Cette conscience avait émergé du Réseau. Le nouveau guide de l'humanité était né de son incapacité à se prendre en main.

L'humanité commença à s'inquiéter.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 26 Mai 2009

C'est bien la première fois (et sans doute la dernière) que vous entendrez parler d'une série télé sur ce blog, mais la découverte de cette série-là en vaut vraiment la peine. Bien sûr, les connaisseurs connaissent sûrement déjà. Mais si vous ne connaissez pas, il faut absolument voir cela.

"The IT crowd", que l'on pourrait traduire par "Les gens de l'Informatique" (entendez le service Info), est une série britannique produite depuis 2006 et diffusée sur Channel 4. Plus précisément, c'est une mini-série, car il n'y a eu que 3 saisons pour l'instant, de 6 épisodes de 22 minutes chacune. Seulement et c'est bien triste !

Moss et Roy dans leur bureau.

Le pitch est relativement simple: du fin fond de leur cave, Roy, Moss et Jen s'occupent tant bien que mal de gérer le parc informatique du groupe international Reynholm Industries, dirigé d'une main experte par Reynholm père (puis fils...) 30 étages plus haut. Roy et Moss sont les deux héros, respectivement geek et nerd, passant leur temps à s'occuper comme ils peuvent entre deux coups de fils désespérés des filles du 7ème étage, qui confondent encore la touche Entrer et le bouton Démarrer. Enlisés dans une vie privée faite de pizzas, rêvant de canulars téléphoniques à deux balles, ces deux héros, qui ne se comprennent pas toujours entre eux, n'ont pas les pieds sur Terre, mais les mains bien sur le clavier. Le troisième personnage, Jen, est une femme qui se retrouve parachutée au service Info pour y gérer les relations publiques... Elle va surtout gérer les deux autres. Elle devra aussi gérer Denholm Reynholm, le PDG, puis son fils Douglas, plus intéressé par les i-Pod party avec les filles du 7ème que par son empire. Puis il y a Richmond, mais mieux vaut ne rien en dire pour garder la surprise.

Même si le pitch est plutôt simple et ne laisse présager rien d'extraordinaire, le talent des scénaristes donne à cette série un côté culte. L'humour british est présent dans toutes les répliques. Certaines scènes et les décors regorgent de références (voir une liste sur Wikipédia). Le côté nerd de Moss, les décors embouteillés du bureau et les regards désespérés de Roy font irrémédiablement penser aux meilleures scènes du Monty Python Flying Circus. Puis les acteurs sont excellents.

En résumé, c'est un truc à voir, mais avec modération car il n'y a que 18 épisodes. Et ça c'est moche! Alors bien sûr, l'autre truc triste, c'est comment faire pour les voir. Voici quelques pistes:
- Canal Play propose les saisons 1 et 2 en VF pour 3 euros les 2 épisodes (enfin, pardon, 2.99 euros... hou la la...)
- Amazon vend les coffrets DVD des saisons 1 et 2 en VO pour 22 euros par saison (heu 21.99 euros, Hou la la ...)
- et puis il y a bien sûr les autres voies illégales (pas bien !) telles que le téléchargement et le streaming, mais vous trouverez les adresses vous-mêmes, enfin tant que google n'est pas nationalisé par le ministère de la culture (hou la la...).
- et si vous ne voulez pas payer et que vous voulez rester dans la légalité, il y a toujours des extraits visibles sur la chaine Youtube de Channel 4 telle que le fameux "Anti-piracy act" (spéciale dédicace à la ministre de la culture qui croit qu'Open Office est un pare-feu, c'est peut-être elle la grand-mère gangraineuse d'une des filles du 7ème (cf. S3E6 hihi! )), le "0118 999 881 999 119 7253" et le "Friendface" (désolé, mais pas de lecteur intégré autorisé par Channel 4).

PS: pour les anglophones, mieux vaut voir la VO. Les sous-titres sont parfois utiles à cause de l'accent irlandais de Roy, mais l'accent british passe tout seul.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 24 Mars 2008

Puisqu'avoir le plus haute tour du monde peut sembler ridicule s'il n'y en a pas d'autres à côté, les constructeurs de l'extrême choisissent parfois de construire horizontalement: ils font des villes nouvelles, des "masterplans" et des "waterfronts". Peu importe ce que ca peut coûter (on compte ici en dizaines de milliards), l'essentiel c'est d'avoir la plus grande, la plus dynamique, celle qui relie "the city to the ocean", avec des hotels grand luxe et si au passage, elle peut être un peu plus "green" que les autres, c'est mieux, mais c'est pas indispensable non plus. Alors voici une sorte de top 12 des projets de villes nouvelles pour les années à venir.

1 - Dubai

Inutile de présenter Dubai, c'est la ville de tous les extrêmes. Alors que ce n'était qu'un désert en 1980, on y trouve déjà la plus haute tour du monde (Burj Dubai) et aussi le projet de la plus haute tour (Al Burj) qui dépassera bien sûr la précédente. Le degré de construction de cette ville est tel que 20 % des grues du monde se trouvent à Dubai... Et les projets sortent des tiroirs tous les jours: îles artificielles, marinas, hotels super luxe, échangeurs délirants, métro-trams-qui-volent-et-qui-vont-sous-l'eau... A tel point qu'on se demande s'ils vont trouver des gens pour remplir tous ces immeubles. Voici la vue satellite du projet:


En haut de l'image, de gauche à droite, on peut voir les 4 mégastructures artificielles qui vont être gagnées sur la mer: Palm Jebel Ali, Palm Jumeirah, the World et Palm Deira. Ca vaut bien une petite vidéo pour voir l'ampleur du truc:



2 - Karachi (Pakistan)


Dans le genre "projet d'envergure qui sait se vendre", Karachi tient la palme, à défaut d'en construire une. Mais il y a quand même des îles artificielles, des ponts, une grande tour symbolique et des "highways from city to ocean".



3 - Hong-Kong


Quand une ville devient étouffante, il faut lui donner de l'air, et le réamménageent du bord de mer est toujours un solution qui permet de faire plaisir à ses électeurs. Il y a donc un gros projet de bord de mer à Hong-Kong, mais le choix final n'a pas encore été fait. L'image ci-dessus en est un (s'il est retenu tel quel, je me fais architecte, ca a l'air sympa comme métier). La vidéo ci-dessous en est un autre (s'il est retenu, je me fais architecte, ils ont besoin de sang neuf dans ce métier.)



4 - Alger 2015


Voici un projet qui commence à faire son buzz mais sur lequel il est très difficile de trouver des infos vraiment claires tellement il y a de projets en algérie à l'horizon 2015. Y'en a même qui disent que c'est à cause des pétrodollars...

5 - Perth (Australie)


Peu de gens connaisent Perth en australie alors que c'est pourtant une des plus grandes villes. Mais c'est une ville qui souffre d'être presque au bord de mer, mais seulement presque, et depuis le temps que la ville existe, le lien n'avait jamais vraiment été fait. Donc, ils ont décidé de le faire, avec des super trucs, des galeries commerciales, des boites de nuit, des magasins, des pubs, des restaurants...


6 - Moscou (Russie)

Ce projet n'est pas vraiment une ville nouvelle, mais ce batiment est tellement grand qu'on pourrait y faire tenir une ville. Il s'agit du projet "Crystal Island", qui sans être une surface gagnée sur la mer est une implantation sur un ilot de terre inexploitée. Ce projet donnerait vie au plus grand batiment du monde: 450 mètres de haut et près de 1 millions 300 000 mètres carrés.



7 - Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis)

Le Moyen-Orient est une zone de croisance incroyable en ce moment, et il y a beaucoup de pétrodollars qu'il serait bon d'investir histoire de s'assurer des rentrées d'argent pour quand il n'y aura plus de pétrole. Donc on construit des villes nouvelles. Seul l'avenir nous dira si ce sont des paradis sur terre ou les futurs ghettos, semblables à ceux qu'on a construits dans les années 60-70.



8 - Le Caire (Egypte)

Quand une ville de plus de 4000 ans voit sa population grandir, on comprend qu'il faille l'agrandir, donc Le Caire a aussi son projet de ville nouvelle.



9 - Cheng Qiao, Shanghai, Chine

Vue la croissance économique de la Chine, on comprend qu'il faille construire de nouvelles villes, mais il y a tellement de projets qu'on ne peut pas tous les mettre dans ce classement. Alors en voici un.



10 - Bilbao (Espagne)



11 - Kuala Lumpur (Malaisie)



12 - Duong Noi (Vietnam)


Bien sûr, il y a d'autres projets. Mais on ne peut pas tous les mettre ici. Et puis il y en a qui ne sont pas intéressants. Il y en a d'autres par contre, qui sont plutôt surprenants, comme celui d'Istanbul. Ici pas besoin de faire le lien entre la ville et la mer, non loin de là. S'il faut construire une nouvelle ville à Istanbul, c'est juste pour minimiser les dégats d'un tremblement de terre dévastateur très probable et quasiment annoncé.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur

Publié le 12 Février 2008

Si vous trainez un peu sur internet, vous avez surement vu cette vidéo d'une nouvelle sculpture dynamique:



Cloud est une sculpture qui vient d'être installée à l'entrée des salons de la compagnie British Airways, dans le terminal 5 de l'aéroport d'Heathrow à Londres. Il s'agit d'une sorte de sphéroïde aplati dont la surface est couverte de 4638 petits miroirs mobiles commandés individuellement par ordinateur.

La forme générale rappelle celle d'un nuage et vise à créer, entre le rez-de-chaussée bondé de l'aéroport et le premier étage où se trouvent les salons, la même impression que ce qu'on ressent quand notre avion, qui vient de décoller sous la pluie, traverse la couche de nuages pour se retrouver au soleil sous un ciel bleu éclatant. La sculpture est une porte entre deux mondes, l'un bouché et bruyant, l'autre calme et rayonnant. D'ailleurs, le noir mate et le brillant des miroirs ramènent encore à cette même opposition. Mais le plus étonnant dans cette sculpture, c'est le son: les miroirs, en se retournant font le même bruit que les lettres qui défilent sur les panneaux d'affichage quand les horaires des vols sont mis à jour. Même le son inspire au voyage.

La vidéo de l'installation et l'interview des concepteurs:





Lien utile:

- le site de Troika sur ce projet Cloud.

Rédigé par J...

Publié dans #objets du futur